Art de rue : “Imra’a” sur les murs d’Alger

Art de rue : “Imra’a” sur les murs d’Alger

L’artiste algérienne Souad Douibi s’est distinguée ces derniers jours avec une performance artistique étonnante.

Le moins que l’on puisse dire c’est que la dernière performance artistique de la créatrice Souad Douibi, formée aux Beaux Arts d’Alger, en a étonné plus d’un. Et continue de faire parler sur la toile algérienne. L’artiste plasticienne et animatrice d’ateliers d’art thérapie s’est fait remarquer dans les rues algéroises avec une initiative surprenante.

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Souad Douibi en pleine performance artistique à Alger.
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La performance de Souad Douibi interpelle les passants à Alger.

Vêtue d’une jupe et d’un débardeur blanc, la tête couverte par un bandana de la même couleur, la jeune artiste a arpenté les rues d’Alger un petit panier à la main. Filmée par des amis artistes, on la voit ainsi déambuler et attirer le regard de nombreux curieux. A chaque stop et sans sourciller, elle inscrivait le même mot : “Imra’a”.

“L’idée de la performance est venue après une résidence de création artistique “Le monde selon les femmes” où le sujet de la femme était à la une. Durant cette rencontre je suis sortie avec un texte “le dernier jour avant le suicide” que j’ai mis en scène après la résidence, en premier lieu à Oran à l’occasion de la nuit blanche en 2015 et il y a un mois à Alger”, explique Souad.

Femme

“Imra’a”. Cinq lettres arabes répétées à l’envi sur les murs de la capitale. Un message succinct mais pour le moins énigmatique. L’artiste n’a pas voulu en dire plus sur sa démarche, laissant libre court aux passants d’interpréter son geste. Interrogée par Inty, l’artiste qui était également derrière l’événement Haik “Belaredj” explique que cette initiative est “une manière d’animer la ville et le lieu public, s’imposer et participer à l’évolution de street-art en Algérie. L’art de la performance n’a pas de limites, donc je ne fais que mettre en image mes idées dans l’espoir de créer un changement social au niveau de cette forme d’expression.”

“Le mot Imra’a a plusieurs significations. Chacun l’explique selon son propre vécu et sa propre situation”, a-t-elle également expliqué au micro de la chaîne de télévision Echourouk. Ajoutant : “Je suis convaincue que le premier ennemi de la femme est la femme en acceptant d’être victime”.

En tout cas, Souad a interpellé les Algériens, certains ont soutenu la démarche, d’autres ne l’ont tout simplement pas compris. “De la critique, j’en ai reçu des tonnes, mais quand des femmes me disent que j’ai fait ce que elles n’osent pas faire et que je suis leur image et qu’elles se voient en moi, cela me repose”, se rassure Souad.

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Souad Douibi
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