Eddine Belmahdi : “Je dessine des robes avec mon cœur algérien et mes yeux parisiens”

Eddine Belmahdi : “Je dessine des robes avec mon cœur algérien et mes yeux parisiens”

Eddine Belmahdi, styliste franco-algérien en herbe, a vécu le premier défilé de sa carrière hier, à l’occasion de l’inauguration de la deuxième édition de la Fashion Week d’Alger.

Il était encore submergé par une vague d’émotions intenses lorsque Inty a poussé la porte de sa loge. Embrassades chaleureuses, tapes dans le dos amicales et applaudissements, Eddine Belmahdi a laissé éclater sa joie en compagnie de ses mannequins quelques minutes seulement après avoir assisté au premier défilé de sa carrière. Un moment inoubliable que le jeune créateur franco-algérien de 27 ans a vécu à Alger, à l’occasion de la soirée inaugurale de la deuxième édition de la Fashion Week.

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Le badroun algérien version Eddine Belmahdi. Crédit photo : Inty

Sa collection “Meriem” – du nom d’une amie algérienne – fait la part belle aux coupes modernes et fluides, aux robes longes et légères et aux blazers brodés façon karakou. “J’aimerais que les hommes algériens se réapproprient le karakou et comprennent qu’ils peuvent le porter dans la vie de tous les jours comme un blazer”, explique-t-il.

Le jeune artiste, diplômé des Beaux Arts de Paris, mise sur des couleurs sobres : le blanc, le noir et le “nude”. Une couleur tendance qui jusque-là n’est pas vraiment entrée dans le répertoire algérien.

Mon style est mon métissage

La série de tenues, signées Eddine Belmahdi, a été saluée par le public de la Fashion Week d’Alger. “Mon style est mon métissage. Je suis née d’un père algérien et d’une mère franco-italienne”, confie à Inty Eddine Belmahdi, en larmes à la fin du défilé. “Je dessine des robes avec mon cœur algérien et mes yeux parisiens”.

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Eddine Belmahdi revisite le blazer. Crédit photo : Inty

Fan de Elie Saab

Comme beaucoup de créateurs algériens, Eddine Belmahdi admire le travail et le rayonnement de Elie Saab, le designer libanais. “C’est ma référence dans l’univers de la mode car j’envie sa capacité à gérer encore la maison de couture qu’il a fondée. Les autres griffes internationales ne sont plus gérées par leur fondateur”, souligne l’artiste originaire de Chlef.

Prochaine étape pour Eddine Belmahdi : un shooting photo dans les rues de Paris et d’Alger. Entre les deux capitales, le styliste binational ne choisit pas. “Mes créations peuvent être portées autant à Paris qu’à Alger”.

Zina Driss

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