Ces films où les héros rêvent de s’exiler en Algérie

Ces films où les héros rêvent de s’exiler en Algérie

Au  cinéma, l’Algérie n’a pas toujours mauvaise presse. Il arrive même que notre pays fasse rêver certains héros de film. Petite sélection des longs-métrages qui proposent un regard différent et bienveillant sur l’Algérie.

Improbable ? Dans ces films, les personnages principaux considèrent pourtant l’Algérie comme une terre d’espoir, de refuge, voire comme un eldorado.

Il était une fois dans l’Oued de Djamel Bensalah

Synopsis : Johnny Leclerc n’a qu’un rêve : être algérien. Il se convainc que son destin est au bled et traîne avec ses copains maghrébins à la cité. Il se fait même appeler Abd el Bachir, fait le ramadan, et engueule ses parents qui lui proposent du porc alors qu’il jeûne. Son rêve de devenir algérien va se réaliser grâce aux vacances d’été de son ami Yacine en Algérie. Le fameux Abd El Bachir va s’incruster dans les bagages de la famille pour accomplir le voyage de sa vie.

Pourquoi il faut le voir : Tout d’abord parce que c’est drôle. Johnny est le personnage qui porte le film. C’est un personnage caricatural qui en fait dix fois trop pour se créer une pseudo identité algérienne. Il se transforme en nationaliste algérien qui défendra sa patrie d’adoption jusqu’au bout. Il s’oppose à ses amis franco-algériens qui eux rejettent le pays de leurs parents, et refusent de ressembler à « leur famille du bled ». Même Johnny connait mieux la culture algérienne que son ami Yacine. Le film est aussi très touchant parce qu’on voit l’évolution de deux personnages – Yacine et Johnny – vis-à-vis de l’Algérie, de leurs racines et de leur histoire identitaire.

Exil de Tony Gatlif

Synopsis : Paumés et fauchés, Zano, orphelin de pieds-noirs, et Naïma, une Franco-algérienne au passé trouble et nymphomane, décident de quitter Paris pour découvrir l’Algérie. Ils prennent la route du sud qui les emmène en Espagne, au Maroc, jusqu’à traverser la frontière fermée avec l’Algérie.

Pourquoi il faut le voir : parce que « Exil » est un road-movie identitaire bouleversant comme il en a rarement été produit sur la Méditerranée. A l’heure où des milliers de migrants tentent de rallier les côtes européennes, le couple admirablement incarné par Romain Duris et Lubna Azabal se lance à cœur perdu et les poches vides dans un exode à contre-courant. Filmée en contre-plongée, leur arrivée en Algérie, où on les voit marcher à contresens au milieu d’une foule, souligne d’ailleurs la singularité de leur démarche. « Exil » c’est aussi un voyage musical, de la techno des banlieues parisiennes, aux lamentations des spectacles de flamenco à Séville sans oublier la transe soufie à Alger.

Une après-midi de chien de Sidney Lumet

Synopsis : A Brooklyn, une journée d’été. Trois hommes entrent dans une banque avec l’intention de la dévaliser. L’un d’eux se dégonfle et abandonne. Les deux autres récupèrent l’argent. Mais le braquage dégénère. Les deux criminels prennent en otage les clients et les employés de la banque. S’installe un huis clos. Un seul échappatoire : s’exiler en Algérie.

Pourquoi il faut le voir : Un classique du cinéma américain. Bien qu’ils soit ancré dans son époque, le New York des années 1970, ce film reste intemporel. C’est parce qu’il doit beaucoup à l’interprétation hallucinante d’Al Pacino, la star du Parrain, qui incarne cette fois un anti-héros. Son personnage n’est pas un gangster mais un pauvre type désespéré, tourmenté et fragile. Dans ce huis clos, Al Pacino se déplace comme une bête en cage et oscille entre émotion et rage.

Né quelque part de Mohamed Hamidi

Synopsis : Farid, un jeune Franco-Algérien, est contraint de se rendre en Algérie, le pays de ses parents pour sauver la maison familiale. Il débarque dans un pays dont il ne connaît rien mais auquel il va finir par s’attacher.

Pourquoi il faut le voir : pour son humour algérien. Le film de Mohamed Hamidi, dans lequel joue Djamel Debbouze, recèle de scènes et de dialogues drôles à souhait. Les fans de Abdelkader Secteur, qui campe un patron de café, seront servis !

La Traversée de Elizabeth Leuvrey

Synopsis : Sur le ferry, au départ de Marseille, des milliers de voyageurs se rendent à Alger. Pour certains, les vacances d’été commencent, pour d’autres, il ne s’agit que d’un déplacement professionnel de plus.

Pourquoi il faut le voir : sa galerie de personnages, une véritable mosaïque d’Algériens qui vont et viennent entre le nord et le sud de la Méditerranée. Ballottés entre deux rives, deux cultures et deux modes de vie. Ce film documentaire raconte ainsi à travers ces voyageurs le lien intime entre la France et l’Algérie.

Good Luck Algeria de Farid Bentoumi

Synopsis : Sam et Stéphane, amis d’enfance et associés, gèrent une entreprise de fabrication de skis. Mais leur affaire va mal. Pour éviter de mettre la clef sous la porte, Stéphane propose à Sam de représenter l’Algérie aux prochains Jeux Olympiques d’hiver.

Pourquoi il faut le voir : parce qu’il ne s’intéresse par seulement aux enfants d’immigrés mais également à leurs parents, ces Algériens qui ont quitté leur pays, en vivant ce départ comme un déchirement pour la plupart. Des années après, l’éloignement reste un déchirement pour beaucoup. Farid Bentoumi filme, entre humour et tendresse, les rapports de différentes générations à l’Algérie. Un film à voir aussi pour son casting, notamment Bouchakor Chakor Djaltia (dans le rôle du père de Sam), qui effectue ses premiers pas devant une caméra avec brio.

Facebook Comments

You May Also Like

Leave a Reply

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer