Chercher

#Vidéo. Algérienne hors-clichés

#Vidéo. Algérienne hors-clichés
Share On Facebook
Share On Twitter
Share On Google Plus

Inty consacre un portrait croisé vidéo à Hania Zazoua, fondatrice de Brokk’art et la photographe Maya-Inès Touam. Deux artistes qui démontrent à leur manière que les apparences et idées reçues sur l’Algérienne sont trompeuses.

Lorsqu’il s’agit de parler des Algériennes, c’est toujours le pluriel qui s’impose. Comme si on faisait référence à un ensemble homogène, comme s’il n’existait qu’un modèle duplicable à l’infini, comme si elles étaient dépourvues de caractère, d’humeur, de désir, d’identité.

Ce n’est qu’un leurre, rétorquent Maya-Inès Touam et Hania Zazoua. Ces deux artistes ont en commun de ne pas conjuguer l’Algérienne au pluriel. A leur manière, elles déconstruisent les clichés véhiculés sur la femme algérienne à l’intérieur du pays autant qu’à l’étranger.

Avec ses objets oniriques et bariolés (accessoires de mode, mobilier d’intérieur etc.), Hania Zazoua, fondatrice du concept store Brokk’Art, situé à Alger, dénonce le discours et le regard néo-orientaliste sur l’Algérienne. Ses objets et tableaux, sur lesquels couleurs et formes s’enchevêtrent pour former une oeuvre artistique qui se lit comme une carte énigmatique, montrent souvent une femme vêtue d’une tenue algéroise. Elle en a tout l’air, avec ses attributs. Mais elle n’en est pas une. “On peut faire dire n’importe quoi à une image”, prévient Hania Zazoua, dans son magasin à Clairval où elle reçoit sur rendez-vous.

Inty a aussi poussé la porte de l’atelier de Maya-Inès Touam à Paris. La photographe franco-algérienne, révélée après son exposition “Dévoiler l’étoffe”, s’intéresse particulièrement au voile. En immortalisant des dizaines de femme dans leurs habits du quotidien, entre Alger et Oran, l’artiste de 28 ans, originaire de Constantine, s’est rendue compte que le voile n’est pas nécessairement vécu par celle qui le porte comme une soumission et que le choix de le porter n’est pas forcément religieux. “Il ne faut ni diaboliser ni sacraliser le voile”, dit-elle.

Complexes, excentriques, bouleversantes, les créations de Maya-Inès Touam et Hania Zazoua aspirent avant tout à affranchir les Algériennes de ces clichés.

Amina Boumazza – Ines Kheireddine – Djamila Ould Khettab

Vous aimerez sans doute

Laisser un commentaire

*

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer