Top 10 des films arabes… et féministes

Top 10 des films arabes… et féministes

Au cinéma, la femme arabe n’est pas toujours montrée comme une personne soumise ou victime. Dans de nombreux films produits en Afrique du nord et au Moyen-Orient, la femme joue le premier rôle et tient tête à des hommes, voire à toute une société. Intymag dresse une liste des dix films arabes et féministes à voir absolument.

De nombreux festivals de cinéma au Moyen-Orient et au Maghreb ont permis, ces dernières années, l’augmentation du nombre de productions cinématographiques locales. Ce qui a notamment permis d’offrir une autre vision de la femme arabe.

On te laisse découvrir notre sélection :

« Wadjda » de Haïfa Al-Mansour

Wadjda est le premier long métrage de la réalisatrice saoudienne Haïfa Al-Mansour et c’est également le premier film produit en Arabie Saoudite. 

Ce film est une agréable surprise car nous nous attendons à une mise en avant du Royaume mais nous sommes loin de cette idée. Finalement, nous suivons l’histoire d’une famille saoudienne à Riyad comme on suivrait l’histoire d’une famille algérienne. A une différence près. En Arabie Saoudite, les femmes jouissent de beaucoup moins de droits, y compris le droit de monter sur un vélo.

Synopsis : Wadjda est une petite fille rebelle en phase de devenir une femme mais elle préfère porter des baskets et écouter du rock. Sur le chemin de l’école, elle est attirée par un vélo dont l’usage est interdit aux filles afin de préserver leur « vertu ». Elle va tout faire pour pouvoir se l’acheter, jusqu’à s’inscrire à un concours de lecture du Coran. Les efforts de Wadjda sont représentées avec humour et ironie.

« Yema » de Djamila Sahraoui

Djamila Sahraoui nous présente ici un film qui met à l’honneur une femme, une mère, Yema.

Synopsis : C’est l’histoire de Ouarda qui pleure son fils militaire qui a peut-être été tué par son deuxième fils Ali, un dirigeant d’un maquis islamiste. Elle est d’ailleurs surveillée par un garde envoyé par Ali, amputé d’un bras à la suite d’une explosion. Grâce à son courage et à son obstination, elle fait revivre son jardin et l’espoir d’une vie meilleure.

Yema est aussi une métaphore qui représente la terre nourricière, la patrie, l’Algérie.

« Et maintenant on va où ? » De Nadine Labaki

C’est le second long-métrage de Nadine Labaki, après Caramel. Elle revient avec un sujet grave mais illustré avec beaucoup de légèreté, elle y aborde l’aveuglement religieux et la violence intégriste.

SynopsisLe décor est planté dès le début du film. Une toile de fond qui représente un pays déchiré par la guerre. Dans un village libanais isolé du reste du pays par un champ de mine, un groupe de femmes vêtues de noir, serrant contre elles la photo de leur époux. Elles marchent vers le cimetière, à droite le carré musulman et à gauche la section chrétienne. Un nouveau conflit se profile dans la vallée, les femmes alertées inventent de fausses querelles pour distraire les hommes et dissimuler l’information. Elles utiliseront des stratagèmes pour leur faire oublier leur colère et leur différence.

La question « Et maintenant on va où ? » est posée par les villageois lors des enterrements alors qu’elles hésitent entre le carré musulman et la section chrétienne mais c’est également la question que Nadine Labaki se pose à propos de son pays, le Liban.

« Millefeuille » De Nouri Bouzid

Nous suivons ici le destin de deux jeunes femmes, Aïcha et Zaïneb, durant le printemps arabe en Tunisie. Elles travaillent toutes les deux dans une pâtisserie, l’une pétrit le pain et porte le voile et l’autre sert en salle et ne porte pas le hijab. Elles se battent toutes les deux pour leurs idées malgré leur différence. Elles se battent pour leur liberté et leur indépendance contre cette société archaïque et les carcans religieux et culturels.

« Femmes du Caire » de Yousri Nasrallah

Hebba et Karim forment un couple de journalistes. Ils sont jeunes, beaux et riches. Hebba anime un talk-show politique mais ses propos anti-gouvernementaux menacent la promotion de Karim. Elle décide alors de donner la parole aux femmes où elles racontent leur histoire au milieu de cette société patriarcale. Elles racontent le harcèlement de rue et, la violence qu’elles subissent chaque jour en tant que femme. Hebba est touchée par les témoignages qui vont bouleverser sa vie.

« Les femmes du bus 678 » de Mohamed Diab

Synopsis : Fayza, Seba et Nelly trois femmes de milieux sociaux différents au Caire, subissent chaque jour le harcèlement sexuel d’hommes que ce soit dans le bus, dans la rue ou au téléphone. Elles vont s’allier pour humilier violemment ceux qui justement les humilient tous les jours. Face à leur détermination, l’inspecteur Essam anti-conformiste mène l’enquête et essaye de découvrir qui sont ces femmes qui bouleversent cette société où l’homme se croit tout permis et où il est roi.

Un film déroutant qui peut donner des idées à quelques unes.

« Rachida » de Yamina Bachir-Chouikh

Synopsis : A Alger pendant la décennie noire, Rachida une institutrice qui ne porte pas le voile est prise à partie par une bande de terroristes parmi laquelle se trouve un de ces anciens étudiants, Sofiane. Ils l’obligent à poser une bombe dans son école, ce qu’elle refuse de faire. Ils lui tirent dessus la laissant pour morte. Elle survit et elle se réfugie dans le village où vit sa mère se croyant à l’abris des terroristes. Mais la réalité est tout autre.

« Douar de femmes » de Mohamed Chouikh

Synopsis : Sabrina est recueillie dans un douar à la suite de l’assassinat de ses parents. Elle découvre une population pauvre et paralysée par le terrorisme. Pour faire vivre leurs familles, les hommes se font embaucher à l’usine et laissent leurs armes aux femmes afin de protéger le village. Les vieux du village veillent sur la vertu de ces femmes. En prenant les armes, elles prennent conscience de leur force et de leur statut. Le poids des traditions ainsi que les interdits qui sclérose le village sont désormais renversés.

« Les citronniers » Eran Riklis

Selma Zidane, veuve vit seule dans sa demeure qui se situe à la limite de la ligne verte, qui sépare Israël et les territoires occupés. Elle est constituée d’une maison et d’un verger de citronniers que feu son père avait planté. Le ministre israélien de La Défense s’installe près de chez elle, dans une luxueuse villa avec sa femme Mira.

Les services de sécurité déclarent que le verger de Selma est une menace pour le ministre et sa femme car des terroristes peuvent s’y cacher. Ils exigent que tout soit rasé mais Selma est déterminée à le sauver même en entamant une procédure judiciaire devant la cour suprême d’Israël. Elle n’obtient de soutien d’aucun de ses proches. Contre toute attente, Selma va trouver de la compassion et une alliée en la personne de Mira.

« Fatima » de Philippe Faucon

Synopsis : Fatima est une femme seule qui vit avec ses deux filles, Nesrine 18 ans qui commence ses études de médecine et Souad 15 ans une adolescente révoltée. Fatima maîtrise mal le français et ses filles mal l’arabe. Un fossé se creuse lorsqu’elle essaye de communiquer avec elles, surtout avec Souad qui a honte que sa mère se tue au travail pour un salaire misérable. Fatima écrit en arabe tout ce qu’elle ressent et ce qu’elle ne peut exprimer en français. Très fatiguée, elle chute dans un escalier, alors qu’elle est en arrêt maladie, elle écrit de plus en plus. Elle fait la connaissance d’une femme médecin, qui comprend et parle l’arabe. Celle-ci l’aide à exprimer tout ce qu’elle n’a jamais pu dire.

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