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Le 8 mars ou l’hypocrisie algérienne

Le 8 mars ou l’hypocrisie algérienne
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« Le combat pour l’émancipation de la femme est indissociable de celui de tous les citoyens ».

Le 8 mars est passé, l’hypocrisie, elle, demeure. 48 heures après la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, les Algériennes sont retournées à leur quotidien, chargé d’injustices.

Or, « le combat pour l’émancipation de la femme est indissociable de celui de tous les citoyens », comme le rappelle si bien Youssef Benzatat, dans une tribune parue sur Le Quotidien d’Oran.

Et si on parlait de l’émancipation de l’homme algérien 

Il écrit :

« L’émancipation de la femme, tout en étant un enjeu majeur pour le développement de la société, n’en demeure pas moins tributaire de l’émancipation de l’homme lui-même, aliéné à son tour par une culture patriarcale héritée d’une tradition machiste ancestrale, qui vient renforcer un statut misogyne inscrit dans la Loi fondamentale et influencé par un imaginaire mythologique religieux millénaire. »

Autrement dit, la lutte pour les droits de la femme est l’affaire de tous car il en va de l’établissement d’une société plus juste. Dans ce sens, l’auteur de cette chronique, qui a retenu notre attention, souligne :

Militer pour l’émancipation de la femme, c’est d’abord et avant tout militer pour la souveraineté de l’Etat, comme garant de toutes les libertés fondamentales qui définissent la citoyenneté dans le cadre d’un Etat démocratique et républicain. En dernière analyse, le combat pour la liberté n’est pas du ressort exclusif des intellectuels et des politiques. Il appartient à tout citoyen ou citoyenne d’y contribuer, par tout moyen. Par le débat d’abord. Ensuite, l’éprouver dans sa propre existence et le traduire dans la conduite de sa propre vie.

A quand la fin du patriarcat ?

Le combat pour l’émancipation des Algériennes, « un combat politique » selon le chroniqueur, passe avant tout par la remise en cause du système patriarcal.

Notre combat pour la liberté devrait nous amener à construire une société où la femme puisse disposer de toute sa souveraineté sur son corps et son esprit.

« Il devrait concerner en premier lieu la déconstruction de nos structures mentales patriarcales et notre imaginaire mythologique religieux sans pour autant porter atteinte à la spiritualité qui conditionne l’existence des croyants, dans la tolérance, sans stigmatisation, ni haine, ni exclusion. En définitive, notre combat pour la liberté devrait nous amener à construire une société où la femme puisse disposer de toute sa souveraineté sur son corps et son esprit », écrit encore Youssef Benzatat.

Retrouve l’intégralité de la chronique sur le site du Quotidien d’Oran

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