L’Algérie envisage une nouvelle position vis-à-vis de l’avortement

L’Algérie envisage une nouvelle position vis-à-vis de l’avortement

L’avortement légal en Algérie pourrait comprendre de nouveaux cas de figure. Le projet de loi relative à la santé envisage de revoir le droit au recours à l’interruption volontaire de la grossesse

L’information a été publiée sur le site TSA qui détient une copie de ce projet de loi. Le site d’information explique que ce projet de loi autorise l’avortement dans trois cas de figure. La grande nouveauté serait l’autorisation de l’interruption volontaire de la grossesse  en cas d’atteinte à « l’équilibre physiologique ou psychologique et mental de la mère », qui jusqu’à présent n’était pas autorisé.

Avortement très contrôlé

A l’heure actuelle l’avortement n’est pas autorisé en Algérie. Seul l’avortement thérapeutique est légal. Les grossesses nées d’un viol ne sont pas comprises. Depuis la décennie noire seules les les victimes de viol dans le cadre d’actes terroristes sont autorisées à interrompre volontairement leur grossesse.

Le projet de loi sur la santé prévoit aussi le recours à l’avortement lorsque l’embryon ou le foetus sont menacés par une maladie ou malformation grave, empêchant un développement viable et enfin lorsque la vie ou la santé de la mère est menacée par une grossesse, précise encore le site.

Les couples ou mères concernés par ces cas de figures auront le droit d’être informés par des médecins spécialisés de ces possibilités. Les mesures thérapeutiques pourront être entreprises avec le consentement des parents ou de la mère, et la validation par le ou les médecins qui suivent la patiente.

Le site TSA précise toutefois que certaines mesures restent floues, notamment concernant l’atteinte à l’équilibre physiologique ou psychologique et mental », qui est une nouvelle configuration prise en compte par la législation algérienne. On ne sait pas dans quels cas on peut parler de menace à cet équilibre. On peut penser que toutes les victimes de viol sans distinction auront le droit de recourir à l’avortement.

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Amina Boumazza
Amina Boumazza
Je suis l o-fondatrice d'Intymag.com. Journaliste depuis 7 ans j'ai travaillé avec plusieurs médias algériens et internationaux avant de lancer Intymag.com. Je suis une "journaliste du sur-mesure" car j'adore varier les formats, web, audio, texte, vidéo rien ne m'échappe ! Je m'intéresse aux sujets liés à la société et surtout aux thématiques qui touchent les femmes.
Amina Boumazza
Je suis l o-fondatrice d'Intymag.com. Journaliste depuis 7 ans j'ai travaillé avec plusieurs médias algériens et internationaux avant de lancer Intymag.com. Je suis une "journaliste du sur-mesure" car j'adore varier les formats, web, audio, texte, vidéo rien ne m'échappe ! Je m'intéresse aux sujets liés à la société et surtout aux thématiques qui touchent les femmes.

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