#Interview Karim Moussaoui « Le cinéma doit être libre »

#Interview Karim Moussaoui « Le cinéma doit être libre »

Pour la première fois de sa carrière, Karim Moussaoui monte ce lundi les marches du Festival de Cannes. Nominé dans la catégorie « Un certain regard », le prometteur cinéaste algérien présentera « En attendant les hirondelles », son premier long-métrage. Rencontre avec ce nouvel ambassadeur du cinéma algérien.

Il représentera l’Algérie sur le tapis cannois ce lundi 22 mai. Quelques jours avant sa montée des marches, très attendue, Karim Moussaoui s’est confié à Inty. Il nous a notamment parlé de son premier long-métrage. Un film choral qui s’intéresse à trois personnages : un riche promoteur immobilier, un neurologue rattrapé par son passé et une femme déchirée entre raison et sentiments.

Raconte nous la genèse de ce film

Karim Moussaoui : Je me suis toujours intéressé à la question de l’engagement, de quelle manière on peut s’engager. Et si l’engagement commence par les choix que nous faisons dans notre vie quotidienne. J’ai voulu écrire un scénario autour de ces choix qui déterminent ce que nous désirons devenir.

Parle nous de ton équipe 
Karim Moussaoui (2è à droite) entouré de son équipe au photocall de Cannes. Crédit : © C. Bouillon / FDC

Après le tournage de « Les jours d’avant », mon précédent film, j’ai été très satisfait du travail de la plus part des techniciens et autres collaborateurs. J’avais déjà fait un bout de chemin avec eux. Ils connaissaient ma vision du cinéma. Il était donc évident pour moi de les reprendre sur le nouveau film. Il y a eu bien entendu de nouveau collaborateurs qui m’ont été recommandés par ces mêmes techniciens ou par la production.

Ça fait des années que je me prépare à passer au long.

Il s’agit de ton premier long-métrage. Dis nous ce que ça fait de passer du court au long

Une grande différence clairement ! En termes de durée de travail, c’est beaucoup plus long. Il faut beaucoup de disponibilité pour l’écriture et la préparation. Ça fait des années que je me prépare à passer au long. Après plusieurs courts réalisés j’ai senti que le moment était venu.

Lire aussi : Dans les coulisses du tournage du film « En attendant les hirondelles »

Certains te comparent au réalisateur québécois Xavier Dolan…

Je ne crois pas que les films que je fais ressemblent à ceux de Xavier Dolan. Même si cette comparaison est flatteuse. Je me sens plus proche de certains films de réalisateurs comme Kiarostami ou Kubrick. Tous les cinémas m’intéressent.

Alors comment définirais-tu ton univers ?

Je pense qu’il est encore tôt pour définir mon style ou mon univers.

quand on raconte des histoires, on se raconte sois-même.

Mais au fond, pourquoi fais-tu du cinéma ?

Pour pleins de raisons ! Je pense qu’au départ c’était la curiosité de fabriquer des images puis j’ai compris l’importance de ce que je pouvais raconter. En réalité, quand on raconte des histoires, on se raconte sois-même.

Quel conseil donnerais-tu à un jeune Algérien qui veut se lancer ?

C’est très important d’avoir des connaissances dans la prise de vue et de son. Mais il faut pouvoir raconter ses expériences de vie et les partager. Pour cela il ne faut pas hésiter à se libérer de tout dogme. Le cinéma doit être libre.

Quand pourra-t-on voir ton film en salle ?

J’espère que nous pourrons le montrer dans le maximum de salles possible. Quant à la date, elle n’a pas été encore fixée.

Imène Amani

* Crédit de la photo de Une : Hichem Merouche

lire aussi : Nouvelle vague : Ils font le cinéma algérien

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