Chronique. Et soudain, plus de connexion à Internet

Chronique. Et soudain, plus de connexion à Internet

Jusqu’à quel point sommes-nous devenues accro à Internet ? D’où vient cette panique voire cette triste à l’idée d’être coupée de nos réseaux sociaux ? La slameuse Toute Fine s’interroge. Chronique.

Tu as certainement déjà été confrontée à une connexion Internet chancelante voire dysfonctionnelle. Sans accès – ou presque – aux réseaux sociaux, tu t’es sûrement déjà sentie coupée du reste du monde. Un sentiment qui a inspiré à la slameuse Toute Fine.

« C’était horrible.
Ma voix était à peine audible.
Je n’avais plus de connexion.
Je me suis sentie seule dans la maison de mes parents.
J’agonisais.
Un vide effroyable me parcourait.
Mon corps ne voulait plus coopérer.
Mon cerveau était comme resté figé.
Fixé sur la dernière publication que j’avais liker.

C’est incroyable non !? Comment les réseaux sociaux se sont approprié notre volonté
Je suis restée pendant des heures allongée.
Ne sachant pas quoi faire alors que j’avais une pile de livres entassés qui ne demandaient qu’à être lus.
Mais j’étais trop occupée à me demander comment je n’ai pas su à temps que la validité de ma foutue connexion avait expirée.
Ce qui me répugnait le plus c’était le fait qu’il était 17h passé, que Algérie Télécom avait déjà fermé ses portes et que je n’avais pas d’argent pour activer la 3G dans l’espoir qu’elle me sorte un tant soit peu de la dépression dans laquelle je me sentais chuter.

C’était comme ça à chaque fois, à chaque fois qu’elle partait.Toutes la saleté de mon âme remontait à la surface et me faisait prier l’expiration prématurée de chacune de mes particules. J’avais besoin de ma bulle, de mes gens, du secondaire qui pour moi était important. Tout me manquait, même les « directs » sans intérêt et les appels à la consommation. Ma communication était coupée, j’étais irritée.

Les réseaux sociaux sont devenus une sorte de drogue qui sert la distraction de notre esprit, de nos peines, nos joies, nos attentes et le concept même de la vie.
Je me suis demandais comment les gens faisait avant pour tuer le temps ?
Parce que la mort doit bien être dans l’un des deux camps.
Soit le nôtre soit celui de ce foutu temps. En attendant on se tue à être près virtuellement de ceux qui sont loin. Et loin de ceux qui sont à quelques coins de rues de nous. Une folie !

La nuit fut d’une noirceur diluvienne et les membres de ma famille étaient comme moi, chacun dans son coin à attendre que la magie bleue revienne. »

Toute Fine

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