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Cinéma : Les maghrébines font doucement leur place

Cinéma : Les maghrébines font doucement leur place
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Le mois de février a célébré le cinéma dans le monde avec son lot de cérémonies pour récompenser les acteurs du 7e art. Les Césars en France, Les Oscars aux Etats-Unis.

Cette année, quelques actrices maghrébines faisait partie des nominées, comme la Marocaine Loubna Abidar pour son rôle dans Much Loved et l’algérienne Soria Zeroual pour son rôle dans Fatima. Cette dernière est une immigrée algérienne, qui a laissé son travail de femme de ménage pour faire ses preuves sur le grand écran.

Toutes deux nominées pour le César de la meilleure actrice, alors qu’elles débutent une carrière d’actrice. Elles n’ont certes pas remporté de prix mais elles faisaient partie d’un panel d’actrices talentueuses. Il semblerait en tout cas qu’il y ait de plus en plus de place pour les actrices maghrébines dans un cinéma, où les actrices issues de la diversité ont du mal à faire leur place.

Les récompensées

Quelques actrices maghrébines sont parvenues dans l’histoire du cinéma à arracher le précieux sésame. Les franco-algériennes Rachida Brakni, Leila Bekhti et Hafsia Hersi ont été césarisées dans la catégorie meilleur espoir féminin. Rachida Brakni, actrice et comédienne de théâtre, a ouvert la voie avec un césar en 2002 pour son rôle dans Chaos. Leila Bekhti en 2011 pour son rôle dans Tout ce qui brille.

Leïla Bekhti, César 2011 du Meilleur Espoir Féminin dans Tout ce qui brille from Académie des César on Vimeo.

Hafsia Hersi en 2008 pour son rôle dans La Graine et le Mulet.

Encouragées au début de leur carrière, ces deux dernières actrices n’auront pas eu le privilège de remporter un autre césar par la suite. Aux Césars, la catégorie meilleure actrice reste encore trop homogène et peu accessible pour les talents issus de la diversité.

D’autres actrices d’origine maghrébine ont réussi à se distinguer pour d’autres prix, tout aussi prestigieux. C’est le cas – toujours parmi les Algériennes – de Nadia Kaci, qui a reçu une série de prix pour ses interprétations, notamment pour sa participation dans Viva Laldjerie et Délice Paloma de Nadir Moknèche. Ainsi elle a été récompensée en septembre 2005 par le Festival de cinéma d’Alexandrie pour Viva Laldjérie de N. Moknèche, en juillet 2005 au Festival de cinéma d’Oujda pour son rôle dans Les Suspects de K. Dehane, enfin en 2008 par le Festival de Tarifa en Espagne pour sa participation dans Délice Paloma.

Les actrices algériennes ne sont pas les seules à être honorées. On peut rappeler le succès de la réalisatrice algérienne Safinez Bousbia avec son film El Gusto. Elle a remporté le prix de la meilleure réalisatrice et le prix FIPRESCI à Abu Dhabi ainsi que le prix du public au Festival du Film de Washington.

Si Loubna Abidar n’a pas remporté le César de la meilleure actrice, elle a été récompensée lors du Festival du film francophone d’Angoulême 2015, avec le Valois de la meilleure actrice. Mais également lors du Festival international du film francophone de Namur 2015 en remportant le Bayard d’or de la meilleure comédienne.

Encore peu de références maghrébines

Actrices, réalisatrices, productrices maghrébines séduisent, mais n’ont pas encore gagné le coeur de ces prestigieuses académies de cinéma. Quelques unes sont primées, mais elles sont encore peu à pouvoir intégrer ces jurys pour évaluer le travail de leurs pairs.

Safinez Bousbia a été membre du jury de plusieurs festivals : le Festival de courts-métrages méditerranéen de Tanger, le Festival du Film International d’Abu Dhabi, le Festival International de films documentaires d’Amsterdam et le Festival International d’Ismaïlia en Egypte.

Hend Sabry, actrice tunisienne, est devenue une référence internationale. Elle est la première actrice maghrébine à faire partie du Jury du Festival international du film de Rotterdam, récompensant les films d’auteur et d’essai. La comédienne de 36 ans a également fait partie du jury du IWC Filmmaker Award Competition au Festival International de Dubai.

Amina Boumazza

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