Ce qu’on ne veut plus voir en Algérie en 2018

Ce qu’on ne veut plus voir en Algérie en 2018

2017 se termine bientôt. On a gardé de très beaux souvenirs de cette année, on a découvert des personnes incroyables, et testé des expériences hyper cool. Mais on a malheureusement eu aussi l’occasion de s’énerver ou encore d’être blessé par certains propos. Et en 2018 c’est notre voeu ne plus voir ou entendre en Algérie les choses suivantes…

Les blagues de mauvais goût sur les femmes battues

Les plaisanteries du commissaire du SILA à propos de la détresse des femmes violentées, c’est un des épisodes que nous aurions préféré ne pas voir cette année. Sa comparaison des femmes victimes de violences à des camions accidentés, ou encore sa « blague » sur l’utilité du livre « Comment frapper sa femme » nous avait profondément choqué. Sans parler de ses excuses à demi assumées. Bref nous espérons ne plus entendre ce genre de dérapages de la part d’un homme censé promouvoir la culture et l’ouverture d’esprit.

Nous espérons aussi ne plus avoir à rire de caméras cachées qui simulent l’agression physique d’une femme. Parce qu’en tant que femme on ne rit pas lorsqu’une femme se fait frapper sous nos yeux. Bien au contraire.

Le racisme

Nous avons été profondément choquées par les campagnes racistes diffusées sur les réseaux sociaux à l’encontre des migrants subsahariens. Leur quotidien est déjà très difficile, ils subissent quotidiennement insultes, racisme primaire, violences. Mais normaliser toutes ces injustices via les réseaux sociaux c’est honteux.

Nous avons eu honte également de voir que des personnalités politiques algériennes telles que Ahmed Ouyahia ou encore Farouk Ksentini favorisent ce terrain haineux en ayant eux-mêmes des propos racistes à l’encontre des communautés venues d’Afrique noire. Nous espérons voir plus de solidarité envers nos voisins africains dans l’année à venir.

La diabolisation de la femme en Algérie

Nous aurions aimé ne jamais voir la vandalisation d’une célèbre statue parce qu’elle représente une femme nue. Nous aurions aimé voir les vrais visages des candidates femmes aux élections législatives et municipales plutôt que des roses ou des points d’interrogation. Bref cette année la diabolisation de la femme, l’effacement de sa présence, la fausse pudeur autour de la féminité nous as sincèrement lassé. En 2018 nous espérons que les Algériens assumeront et respecteront plus les femmes dans les espaces publics.

Les faux débats sur la mixité

Nous ne sommes pas sûres que séparer définitivement les garçons des filles résoudra tous les problèmes de l’Algérie. Nous nous souvenons de l’épisode du match de foot mixte visant à dénoncer la discrimination des Algériennes dans l’accès au sport. Cet événement qui voulait aider à aller vers plus d’égalité, a été démoli sous prétexte que des filles et des garçons ne peuvent pas jouer ensemble au football. Une polémique inutile qui prouve que les femmes ont encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’accéder aux mêmes droits (basiques) que les hommes.

La méchanceté gratuite

Les réseaux sociaux ont du bon mais parfois ils laissent la place à des commentaires limites et des réactions méchantes. Nous avons beaucoup pensé à Miss Diamond qui a dû essuyer une salve de critiques sur son physique parce qu’elle n’était pas au goût des Algériens. Les commentaires étaient rabaissants, haineux et absolument pas constructifs. Peut-être qu’en 2018 on verra moins de haine sur les réseaux sociaux.

Le nombre de femmes violentées et humiliées

Plus généralement nous ne voulons plus apprendre qu’en même pas une années plus de  7500 Algériennes ont été violentées. Entendre qu’une femme battue par son mari, ça ne nous regarde pas. Ou bien que les Algériennes aiment les hommes violents parce « qu’ils sont plus virils ». Bref nous croyons qu’en 2018 il est possible de lutter toujours un peu plus pour les droits et la protection de la femme algérienne.

 

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1 Commentaire

  • leS aLGERIENNES 30 décembre 2017 8 h 53 min

    ET LE VOILE ET LE NIQAB VOUS SEMBLEZ BIEN OUBLIER D’OU VIENNENT CES PB

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