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Ce dont les Algériennes ne veulent plus…

Ce dont les Algériennes ne veulent plus…

En 2017, certaines choses ne changent pas pour les Algériennes. Et pourtant, il y a des commentaires et des comportements qui nous tapent sur les nerfs !

… Je ne veux plus que mon collègue soit promu et pas moi
“Je donne beaucoup de mon temps, parfois c’est au détriment de ma famille qui me réclame”. Crédit photo : Liasmine F.

Une promotion, pourquoi pas ? Je reste bien après les heures de travail, mon PDG me félicite aux réunions. Je donne beaucoup de mon temps, parfois c’est au détriment de ma famille qui me réclame. Bizarrement, je ne me plais pas, je le fais avec plaisir et application, suis-je perfectionniste ? Il y a aussi un peu de cela. J’aime mon travail, que je trouve passionnant.

Une promotion s’est présentée et j’étais persuadée que j’étais “l’heureuse élue”. Et non ! “J’étais la femme qui ne devait pas faire de missions, aller entre les hommes à l’extérieur où les réunions étaient trop souvent masculines etc.” Tels étaient les arguments de mon PDG.

Démotivée, bouleversée mais je continue d’aimer ce que je fais.

… Je ne veux plus être jugée pour ce que je porte
Pourquoi la manière de s’habiller d’une femme fait autant l’objet de commentaires ? Crédit photo : Liasmine F.

“Coincée”, “ringarde”, “trop sexy”, “trop vulgaire”… C’est le genre de propos auxquels une femme algérienne a droit au quotidien. Jamais parfaite aux yeux des autres. J’en fais l’expérience.

Ai-je tort de vouloir être moi-même ?

En allant à la fac comme chaque jour, vêtue d’un jean, d’une liquette et de Converse – un look des plus classiques ! – et cheveux lâchés, un jeune homme s’est mis à me fixer avec insistance et à proférer des propos obscènes.

Dégoûtée, écœurée, j’ai poursuivi mon chemin en faisant semblant de n’avoir rien entendu. Devrais-je me soumettre aux exigences d’une société paradoxale ? Ai-je tort de vouloir être moi-même ?

… Je ne veux plus entendre “je suis ouvert mais pas quand il s’agit de ma sœur”

Lors d’un événement à Alger l’été passé, on discutait avec un groupe d’amis sur la liberté de la femme algérienne. Un des jeunes hommes présents affirmait qu’il est très ouvert d’esprit et qu’il n’avait aucun problème avec les filles qui sortent avec leur amis garçons, qui partent en voyage seules ou qui fument.

La liberté pour les Algériennes oui ! Mais, pas pour ma sœur

Mais il a aussi ajouté que sa sœur jamais il ne la laisserai agir ainsi. Comme si sa sœur n’avait pas assez de jugeote pour décider de ce qui est bien pour elle ou pas.

Schizophrénie quand tu nous tiens !

… Je ne veux plus entendre que je suis responsable du harcèlement que je subis

Je suis allée me plaindre d’un homme qui m’a suivie jusqu’à la maison, on m’a dit que c’est surement dû à mon jeans et que je n’avais qu’à ne plus le remettre. C’est ce que j’ai fait, mais j’ai continué à être harcelée…

Il a fallu que je sois en master “Gender” (étude du genre) pour  que je comprenne que j’étais une victime et non pas la responsable de mon harcèlement.

Samia Sad & Liasmine F. & Laetitia M. & Rosa Mokrani

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