#Miso. Annaba : renvoyée après avoir porté plainte pour harcèlement sexuel

#Miso. Annaba : renvoyée après avoir porté plainte pour harcèlement sexuel

Le #Miso de la semaine c’est l’actualité, l’information ou le discours un peu trop misogyne qui a choqué la rédaction d’Inty. Cette semaine le geste #miso se déroule à Annaba, dans l’entreprise Sonelgaz. 

Harcelée sexuellement, humiliée, sous pression puis enfin renvoyée. Sarah Benmaiche, une employée de Sonelgaz à Annaba a subi le pire traitement de la part de sa direction. Elle avait décidé de porter plainte contre son directeur d’unité pour harcèlement sexuel. Un droit qu’elle a décidé d’exercer en tant que victime d’un homme qui usait de son pouvoir pour profiter d’une employée. La démarche de Sarah Benmaiche n’a pas été appréciée par la direction de Sonelgaz qui l’a tout simplement renvoyée, après l’avoir convoqué en conseil de discipline.

Au moins Sarah Benmaiche a eu le soutien du Syndicat national autonome des travailleurs d’électricité et du gaz (SNATEGS) qui a dénoncé ces pratiques douteuses dimanche dans un communiqué. Le syndicat pointe du doigt une direction qui n’assume pas ses responsabilités et fait subir des pressions diverses à ses salariés surtout les femmes.

«Mme Sarah Benmaiche a été intimidée et menacée pour qu’elle retire ses plaintes pénales. Puis elle a été licenciée à la suite de son refus de taire ces pratiques », explique le SNATEGS. En effet, l’employée de Sonelgaz à Annaba a maintenu sa plainte, malgré les pressions de ses employeurs, qui lui ont demandé de retirer sa plainte.

Victime écartée, harceleur protégé

En face, le directeur accusé de harcèlement par Sarah Benmaiche n’a subi aucun reproche, au contraire, il est protégé par la direction d’après le syndicat, qui salue le courage de l’employée de se battre contre sa propre direction.

« Nous condamnons énergiquement toutes les formes de harcèlements et œuvrons à la réintégration de Sarah  Benmaiche  à son poste », précise le syndicat qui promet de récolter d’autres témoignages afin de lancer d’autres actions publiques pour dénoncer ces pratiques immorales dans le milieu du travail algérien. Le SNATEGS compte également interpeller le gouvernement pour mettre fin à ce genre de situation.

Malika Guessoum

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